Comme vous tous, je suis très meurtri de la défaite de Nicolas Sarkozy, une courte défaite. L’histoire rendra hommage au travail exceptionnel et à l’énergie remarquable de ce président qui a permis à la France de ne pas sombrer dans une crise économique et sociale sans précédent.
La crise a emporté tous les gouvernements en Europe jusqu'à faire émerger lors d'élections grecs les pires réminiscences d'un parti nazi qui désormais siège à l'assemblée grecque. Je n'ai jamais vu une campagne aussi haineuse à l’égard de notre candidat : la violence de la gauche et des journalistes est sans égal dans notre histoire et n’est guère à l'honneur de notre démocratie.
Le combat pour autant n'est pas terminé et la bataille n'est pas perdue : le nouveau président de la république est en réalité minoritaire en voix si l’on additionne les bulletins nuls et blancs et les 48,4 % de Nicolas Sarkozy. Cela signifie que la France n'a pas voté à gauche, elle reste hostile à une coalition socialo-communiste.
Dans le 16e arrondissement, le score en faveur de Nicolas Sarkozy est sans appel : 78,01% avec une mobilisation plus forte qu’au premier tour (84,6 % au deuxième tour contre 80,1 % au 1er) mais encore insuffisante. Ce résultat fait de notre circonscription la première de France pour le soutien à Nicolas Sarkozy. Je remercie les électeurs, les militants qui ont ardemment soutenu pendant ces longues semaines le candidat que nous avions choisi.
Dans quelques semaines, les élections législatives nous permettront d'empêcher le Parti Socialiste d'accaparer tous les pouvoirs. C'est dire que ce troisième tour sera décisif pour notre avenir. Nous pouvons gagner et éviter ainsi la mise en place d'un programme de gauche irréversible.
Nous n'accepterons jamais le vote des étrangers aux élections locales. Nous n'accepterons jamais que les classes moyennes soient taillées en pièce par une fiscalité démentielle. La règle d’or est une ardente nécessité si nous voulons sortir de la spirale des déficits accumulés. Nous n’accepterons pas non plus l'augmentation des dépenses publiques qui interdirait tout redressement.
La croissance ne se décrète pas et elle n'est certainement pas à l'image de la croissance artificielle et étatiste que la gauche veut nous imposer. La vraie croissance, celle que tous les chefs d'État européens préconisent, passe par le soutien à l'innovation, à la recherche, par une protection de nos entreprises.
Il est indispensable de ne pas se démobiliser sous l'effet de la déception : tout est encore possible. Nous parviendrons à gagner grâce à une union sans faille et sans faiblesse autour de l'UMP et de ses alliés du Nouveau Centre et du Parti Radical. Rien ni personne ne doit nous détourner de cet objectif premier : rester mobilisés et unis pour gagner le troisième tour des élections présidentielles le 10 juin.
Comme vous le savez, je serai candidat aux élections législatives dans le 16ème (14ème circonscription de Paris), seul candidat investi par l'UMP et les autres partis de l'alliance républicaine. Je vous appelle vraiment à rester mobilisés et unis : nous gagnerons : c'est l'intérêt de la France, c'est l'intérêt des français, c'est l'intérêt du 16e arrondissement et je porterai ce combat pour vous comme je l'ai toujours fait.
